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Ô Mandy, perdue cette nuit…
Ô Mandy
… oui, cette voix lui était
parvenu un soir… sors Mandy, viens à moi dans la
nuit, passe la porte de tes rêves, tu ne crains rien, puisque
je suis la pour toi.
Les yeux s’ouvrirent comme hypnotisés, le sommeil se lisait encore sur les yeux de Mandy, triste petite figure de la nuit, Mandy, petite enfant ne fesait que rêver.
Mais le nor l’a engloutit déjà, alors elle coure, elle marche, descend doucement les escaliers, la voix toujours se fait entendre.
Ô Mandy
… passe par la, sors dehors, la
nuit est si belle aujourd’hui, alors elle progresse,
s’aventure enfin dans le monde du dehors.
Le froid la prend soudain, ses pieds nus parcourt l’herbe tendre de cette soirée d’hiver, sa chemise de nuit blanche vole atour d’elle, trop grande, mon Mandy, grimpe, va voir le ciel.
Petit à petit, pas après pas, ses pieds frottent l’herbe humide, elle ferme les yeux, se laisse guider, bientôt elle sent sous ses doigt le tronc du grand chêne.
Ô Mandy
… grimpe, monte voir la lune ta
mère, enfant du ciel, remonte caresser les étoiles,
leur montrer ta pureté, attrapes en une, elle te montrera le
chemin.
Une poussière vole près d’elle, une fée, un reflet d’étoile sur les branches et parmi les feuilles, sur les cheveux de la petite, viens Mandy.
En haut, tout en haut des branches, ses doigts s’écorchent, ses genoux se cognent, sa chemise de nuit se coince entre les griffures de l’arbre de nuit.
Le vent se lève, Mandy est en haut, Mandy se prend pour un oiseau, elle regarde la ville, et prend son souffle.
Ô Mandy
… saute, vole, tu parviendras enfin
au paradis, eh Mandy, vas y suis moi, je t’en pris.
Alors l’enfant suivant les conseil lâche sa prise, ses pieds quitte la branche, ses doigts brouillent l’air du soir, une étoile dans les bras, elle ferme les yeux et s’envole pour les cieux… cette nuit.
Le lendemain matin la police et les urgences sont sur le pas de la porte, une enfant de 5 ans s’est suicidée cette nuit, elle a sauté du haut d’un arbre, on ne sait pas pourquoi ni comment, mais un sourire flotte encore sur ses lèvres, et il fut impossible de déserrer l’étreinte qu’elle exerçait sur le tissus de sa chemise de nuit.







